L'Hiver, Retour vers l'intérieur:

avec l'aide de la pratique de Méditation de Pleine Conscience

Dimanche 15 Novembre de 9h30 à 16h30

Cette journée "Corps et Âmes"  sera sur le thème de l'Hiver et de la Méditation en partenariat avec mes amis et collègues Isabelle Pichot-Duclos, instructrice en Méditation de Pleine Conscience et le Docteur Yann Rougier, médecin spécialisé en Neurosciences (voir présentation des intervenants sur la page partenariat)
Elle se déroulera dans la salle polyvalente d'Opio ( 4 route de Nice près de l'école de musique d'Opio )
- quelle pratique de yoga mettre en place pour préparer l'entrée dans la saison de l'Hiver: postures, respiration, méditation... 
- Comment bien vivre cette saison qui est celle de l'intériorisation et du repos avec le soutien de la pratique de Méditation de Pleine Conscience.
Au travers d’exercices concrets, nous quitterons le mode faire pour adopter le mode Etre. Nous découvrirons comment détendre le corps et apaiser l’esprit, comment nous reconnecter à nos sens et développer un esprit attentif, voir ce qui nous entoure et nous sentir vivant
- Un atelier-conférence avec le Docteur Yann Rougier sur le Thème: Méditation, de la pratique spirituelle aux programmes de neurosciences appliquées
Si cet atelier vous intéresse et afin de vous inscrire, je vous remercie de bien vouloir m'envoyer un chèque de 55 euros à l'ordre de "Association Soham"
C. Baggioni
387 chemin du Laquet
06620 Le Bar sur Loup

Conférence du Docteur Yann Rougier:

 

Méditation : de la pratique spirituelle

aux programmes de neurosciences appliquées

 

Désormais objet de nombreuses études scientifiques, la méditation apparaît comme un recours efficace contre le stress ou la souffrance, en ces temps d’incertitudes et de changements brutaux. Les neuroscientifiques Christophe André et Antoine Lutz ont largement contribué à sa démocratisation, avec des bénéfices-santé clairement établis.

 

Fondamentalement le stress est une réponse à des situations inhabituelles et à ce titre, il est normal et utile. Mais cette réponse peut être exagérée, disproportionnée ou trop longue dans des situations de stress chronique. De même, nos schémas habituels nous poussent à ignorer ou essayer d'éviter la souffrance. Nous y répondons alors de manière automatique, que parfois nous regrettons ensuite. Par exemple de l’irritabilité, de l’agressivité voire de la violence physique ou psychologique, ou encore des ruminations, des crises de panique ou des jugements excessifs contre soi-même ou les autres. Ce qui ouvre alors le cercle infernal de « l’effet, nourricier de la cause » … jusqu’à épuisement : le Burn-out ou l’émergence de maladies physiques dormantes via nos systèmes immunitaires ou hormonaux en lien direct avec notre système nerveux (pensées et émotions : premières cibles du stress chronique…)

 

Plusieurs études longitudinales en imagerie cérébrale ont pu mesurer l’impact des pratiques de la méditation sur la neuroplasticité du cerveau, autrement dit sa capacité à créer, défaire ou réorganiser les réseaux de neurones et les connexions de ces neurones. Cette plasticité peut s’observer en réponse à une intervention de méditation dans les fonctions et l’anatomie du cerveau. Elle se voit notamment dans le cortex insulaire, une région importante pour l’intéroception – la faculté à évaluer correctement notre activité physiologique, par exemple notre rythme cardiaque – et dans le cortex préfrontal, région essentielle pour les processus cognitifs (nos pensées structurées conscientes) complexes. Ces changements structurels sont associés à des changements positifs dans les performances dans des tâches d’attention et de régulation des émotions.

 

Les neurosciences présentent l’avantage  (très parlant pour de la crédibilité spontanée et de la motivation de pratique) d’apporter des mesures objectives dans un domaine qui touche de très près à l’intimité de soi-même, à nos émotions, à nos souffrances, choses très subjectives.

 

En conclusion : la pratique de la méditation permet, en priorité, de répondre, (puis d’anticiper par la prévention) à ces souffrances chroniques progressives, en cultivant trois capacités de l’être humain.

- La première est celle qui nous permet de prendre conscience de tous les changements auxquels nous sommes exposés dans notre vie quotidienne, et de nos réponses, souvent automatiques, à ces changements.

- La deuxième est notre capacité à lâcher prise, c’est-à-dire à prendre conscience de la dimension illusoire de certaines réactions, pensées ou émotions du mental, qui risquent d’amplifier notre mal-être.

- La méditation permet, enfin, d’exploiter cette troisième faculté que nous avons de cultiver la résilience, la tolérance et la bienveillance vis-à-vis des obstacles et des défis de la vie.